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La faune |
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| Introduction | Les poissons | Les invertébrés | Les amphibiens |
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| Le saumon atlantique | Le chabot | Les lamproies : marines, de rivière, de Planer |
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| Le saumon atlantique (Salmo salar) |
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Description de
l'espèce
- Corps fusiforme recouvert de petites écailles,
- Tête relativement petite à bouche fendue
jusqu’à l’aplomb de l’œil
- Pédoncule caudal étroit.
- Longueur maximale de 1,5 m pour un poids de 35 kg, dépendante
du temps passé en mer.
La coloration de la robe est variable suivant le stade
de développement :
- Alevin (3-4 cm), de l’émergence jusqu’à
fin du printemps : robe métallique avec le dos ardoise
plus ou moins bleuté, les flancs argentés avec des
marques bleutées (« doigts de gant ») et le
ventre blanc.
- Tacon, ou parr (4-20 cm), pendant la période de
vie en eau douce : même robe que précédemment,
avec des points rouges sur les flancs.
- Smolt (12 – 18 cm), juvénile prêt
à migrer en mer, présente une livrée argentée,
et sa production de mucus diminue.
- L’adulte qui vient de mer a une robe brillante
et argentée. En période de frai, la peau devient
plus épaisse et résistante, les flancs sont jaunes
avec des taches rouges et pourpres qui apparaissent. Les mâles
« bécards », ont un crochet particulièrement
accentué à la mâchoire inférieure.
- Beaucoup (essentiellement des mâles) meurent après
la période de frai, victimes d’un vieillissement
accéléré. Ceux qui retournent tout de même
à la mer, ont leur robe graduellement remplacée
par une livrée argentée et le crochet disparaît.
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| Confusions possibles
Afin de distinguer le jeune saumon de la jeune truite, un ensemble
de caractères doit être considéré :
le nombre d’écailles du pédicule caudal,
la forme de la nageoire caudale : le saumon a le pédicule
caudale plus mince,
la coloration des adipeuses : elle est gris verdâtre chez
le jeune saumon et orange chez la truite.
D’une manière générale, le saumon a
une forme plus hydrodynamique, la tête est plus pointue
et il possède sur chaque flanc 8 à 10 taches gris-bleu
distinctes avec une seule tache rouge entre elles alors que la
truite porte sur les flancs de nombreux points rouges cernés
de légers anneaux.
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| Caractères biologiques
Reproduction
On distingue deux phases différentes dans le cycle biologique
:
- En eau douce, phase juvénile : la durée
de vie en rivière varie en fonction du régime thermique
local (cf. 1 ou 2 ans en France).
- En mer, phase adulte, pendant 1 à 3 ans.
En France, la durée totale du cycle est de 3 à 7
ans. Le retour en mer après reproduction concerne près
de 10 % des individus.
La reproduction se déroule en novembre-janvier. Venant
de la mer, les reproducteurs appelés à la ponte,
se présentent à l’embouchure des fleuves à
des époques variables suivant leur âge, chacun devant
faire en eau douce un séjour déterminé pour
arriver à la maturation sexuelle. Ce séjour sera
:
- de 10 à 14 mois pour les grands Saumons dits d’hiver
qui effectuent leur remontée du mois d’octobre au
mois de mars,
- de 8 à 10 mois pour les Saumons dits de printemps
dont la montée s’effectue de mars à mai ;
- de 5 à 7 mois pour les Saumons dont la montée
s’effectue en juin-juillet.
Ces séjours variables en eau douce permettent à
chaque cohorte d’arriver à la maturité sexuelle,
la durée du séjour en mer étant partiellement
héréditaire. Durant la remontée, de grandes
réserves de graisse sont transformées en énergie
et utilisées aussi pour produire en automne les éléments
sexuels. Tous se retrouvent ensemble sur les frayères.
C’est la femelle qui choisit une place de frai dans un courant
d’eau fraîche, à une profondeur de 0,5 m à
1 m. Les frayères sont constituées par des plages
de galets ou de graviers en eau habituellement peu profondes dans
les zones d’alternance de pool et de radier. Les œufs
sont déposés dans les eaux vives. Elle se couche
sur le flanc et creuse une dépression dans les cailloux,
de 10 à 30 cm de profondeur et une longueur de 3 m. Le
mâle féconde alors les ovules. Les œufs sont
déposés en plusieurs fois à 5-10 minutes
d’intervalle. Ils sont recouverts de cailloux et de graviers
par la femelle. Le mâle chasse les autres mâles ainsi
que les prédateurs d’œufs qui s’approchent
de la frayère. Les œufs, roses, mesurent de 5 à
7 mm de diamètre. Une femelle pond de 1 000 à 2
000 œufs par kg de son poids. Ils sont protégés
par les graviers pendant la période d’incubation
qui dure environ trois mois dans des eaux à 7°C. Cette
période varie de trois à six mois en fonction de
la température (440 degrés-jours).
À l’éclosion, l’alevin possède
une grosse vésicule qui assure sa subsistance durant un
mois et demi, temps pendant lequel il se tient immobile. Les éclosions
s’échelonnent de février à mars. Les
alevins mesurent 20 mm. Les jeunes alevins restent une vingtaine
de jours sur les frayères qu’ils abandonnent peu
à peu, après la résorption de la vésicule
vitelline. Au bout de un à deux ans en France, ils descendent
vers la mer où les jeunes saumons atteignent l’âge
adulte.
Activité
Le Saumon atlantique est une espèce anadrome, qui remonte
les cours d’eau douce pour frayer. Sa vie de croissance
se passe en mer. L’habileté et l’énergie
montrées par le saumon pour franchir durant sa remontée,
les chutes d’eau et autres obstacles sont bien connues :
un gros saumon peut sauter jusqu’à trois mètres,
pour autant qu’il puisse bondir d’une eau profonde.
C’est le phénomène de « homing »
(retour à la rivière natale) qui permet au Saumon
de mémoriser l’odeur de sa rivière d’origine.
Beaucoup épuisés et amaigris (de 30 à 40%
de leur poids en mer), surtout les mâles, meurent après
le frai ou échouent. Les survivants se rétablissent
rapidement dans la mer et peuvent durant cette renaissance prendre
1 kg par semaine avant de frayer un ou deux ans plus tard (proportion
très faible). Les migrations au niveau des eaux marines
ont des amplitudes pouvant atteindre plus de 3 000 km. Au terme
de cette migration au niveau des aires d’engraissement,
les saumons vivent là en bancs compacts pendant une à
quatre années avant d’accomplir un nouveau cycle
biologique en direction des eaux continentales de leur naissance.
Régime alimentaire
Une fois ses réserves vitellines épuisées,
l’alevin se nourrit peu à peu de larves d’insectes
et de vers. Les smolts, qui stationnent à l’embouchure
des fleuves pour s’accoutumer à l’eau salée
et à leur nouveau régime, consomment essentiellement
des crustacés, ainsi que des petits poissons. En mer, les
poissons constituent la part la plus importante de leur. En eau
douce, les adultes ne s’alimentent pas ou très peu.
La couleur rosée de la chair des saumons et son contenu
lipidique sont dus à l’abondance des pigments caroténoïdes
du régime alimentaire.
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| Répartition
géographique
Le Saumon atlantique fréquente la grande majorité
des cours d’eau de la région tempérée
de l’Atlantique Nord. Il est présent à la
fois sur les façades océaniques Est et Ouest (Europe
du Nord, Canada, États-Unis). Les aires d’engraissement
se situent en mer : à l’ouest du Groënland,
au nord des îles Féroé et dans la mer de Norvège.
En France, l’espèce ne fréquente que les cours
d’eau du littoral Atlantique et de la Manche (Bretagne et
Normandie), l’axe Loire-Allier, le Gave de Pau, la Garonne et la Dordogne jusqu’à Beaulieu-sur-Dordogne. |
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| Statut de l'espèce
Directive « Habitats-Faune-Flore » : annexes
II et V
Espèce de poisson protégée au niveau
national en France (art. 1er)
Cotation UICN : France : vulnérable
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| Evolution et
état des populations, menaces potentielles
Cette espèce est soumise à des fluctuations naturelles
d’abondance de l’ordre de 1 à 4. Autrefois
très abondants sur l’ensemble des cours d’eau
de la façade Atlantique, de la Manche et de la mer du Nord,
les saumons ont considérablement diminué en nombre
et même complètement disparu des grands bassins tels
que le Rhin, la Seine ou les affluents de la Garonne et se trouvent
en danger dans le bassin de la Loire. |
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| Pour en savoir plus
http://natura2000.environnement.gouv.fr/especes/1106.html
http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/natura2000/habitats/pdf/tome7/1106.pdf |
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