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Le chabot (Cottus gobio)

Description de l'espèce

De forme caractéristique de la famille :

  • Une grosse tête large armée d’épines sur les préopercules,

  • Un corps trapu conique, en forme de massue, avec une large cavité buccale,

  • Deux nageoires dorsales dont la première est épineuse et la seconde souple, deux larges nageoires pectorales en éventail,

  • Absence de vessie natatoire, ce qui explique que ces poissons vivent sur le fond,

  • Souvent pas d’écailles.

  • Taille de 10 à 15 cm pour un poids moyen de 12 g.

Le dos et les flancs sont gris-brun avec des barres transversales foncées. En période de frai, le mâle est plus sombre que la femelle et sa première dorsale, également plus sombre, est ourlée de crème.


Caractères biologiques

Espèce territoriale sédentaire, le chabot a plutôt des mœurs nocturnes et reste caché dans les anfractuosités le jour. Un substrat grossier et ouvert, offrant un maximum de caches pour les individus de toutes tailles, lui est donc indispensable. Il chasse à l’affût en aspirant les proies passant à sa portée. C’est une espèce capable de se confondre par mimétisme au milieu rocheux des eaux courantes, fraîches et bien oxygénées. Médiocre nageur, il ne parcourt que de courtes distances à la fois. Il se déplace en expulsant violemment par les ouïes l’eau contenue dans sa bouche.

Très vorace, le Chabot est carnassier et se nourrit de larves et de petits invertébrés. Il peut également consommer œufs, frai et alevins de poissons, notamment ceux de la Truite de rivière (Salmo trutta), et même s’attaquer à ses propres œufs en cas de disette.

Pour le Chabot, on observe normalement une seule ponte, en mars-avril. Le mâle invite les femelles à coller 100 à 500 œufs de 2,5 mm en grappe au plafond de son abri. Il les nettoie et les protège durant toute l’incubation (20 jours à 12°C). L’alevin mesure 7,2 mm à l’éclosion. L’espérance de vie est de 4 à 6 ans.


Répartition géographique

L’espèce est répandue dans toute l’Europe (surtout au nord des Alpes), jusqu’au fleuve Amour, en Sibérie, vers l’est.
Elle est par contre absente en Irlande, en Écosse et dans le sud de l’Italie et n’existe en Espagne que dans le val d’Aran, aux sources de la Garonne.
Le Chabot présente une très vaste répartition en France.



Evolution et état des populations, menaces potentielles

L’espèce n’est pas globalement menacée, mais ses populations locales le sont souvent par la pollution, les recalibrages ou les pompages. L’espèce est très sensible à la modification des paramètres du milieu, notamment au ralentissement des vitesses du courant, aux apports de sédiments fins provoquant le colmatage des fonds, à l’eutrophisation et aux vidanges de plans d’eau. La pollution de l’eau, d’origine agricole ou industrielle, peut entraîner une baisse de fécondité, stérilité voire la mort d’individus.



Pour en savoir plus

  • http://natura2000.environnement.gouv.fr/especes/1163.html

  • http://www.ecologie.gouv.fr/IMG/natura2000/habitats/pdf/tome7/1163.pdf


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