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Des habitats remarquables |
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| Introduction | La Risle, rivière à végétation flottante | L'importance des zones humides |
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| Les rivières avec des communautés
de plantes aquatiques flottantes ou submergées (renoncules
flottantes, callitriches…) |
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Cet habitat est caractéristique de la vallée. Il a tendance à régresser notamment en raison de la dégradation de la qualité de l’eau et de la modification de la dynamique des cours d’eau. Ainsi, la multiplication des zones lentes est-elle défavorable au développement des végétaux caractéristiques de cet habitat.
L’habitat englobe toutes les communautés fluviatiles
d’eaux plus ou moins courantes, avec ou sans Renoncules, ainsi
que les groupements de bryophytes aquatiques (qui apparaissent dès
les sources ). Il s’agit de végétations normalement
dominées par des Renoncules, des Potamots, des Callitriches
.
Au niveau de la gestion, ces habitats présentent une certaine
autonomie fonctionnelle régulée par le cycle hydrologique.
Ils sont parfois dépendants des pratiques d’entretien
de la ripisylve et de restauration de l’écoulement,
pour les zones amont, et des divers travaux d’hydraulique
pour l’agriculture, pour la potabilisation des eaux ou pour
l’hydroélectricité dans les zones médianes
et aval. Les dégradations majeures correspondent à
une altération de la qualité physique des cours d’eau,
ainsi qu’aux phénomènes de pollution. La gestion
de cet habitat est indissociable de celle du bassin versant.
L'habitat a été décliné en 6 habitats
élémentaires, en fonction des critères suivants
: géologie, pente et origine des sources, minéralisation
des eaux, régime hydrologique et donc dépôts
sédimentaires, importance relative du cours d’eau et
trophie des eaux.
L’habitat élémentaire qui correspond aux conditions
rencontrées, idéalement, dans la vallée de
la Risle est le suivant « rivière à Renoncules
oligomésotrophes à méso-eutrophes, neutres
à basiques ». Etant donné les pollutions
et perturbations subies par le milieu, l’habitat « rivières eutrophes (d’aval), neutres à basiques, dominées par des Renoncules et des Potamots » est celui actuellement rencontré dans les cours d’eau
en question.
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Rivière à
Renoncules oligomésotrophes à méso-eutrophes,
neutres à basiques
L’habitat est typique des cours d’eau des roches mères
calcaires, avec un type particulier sur craie. Ce sont des cours
d’eau de taille moyenne, plutôt courants et permanents.
Les eaux sont peu eutrophisées, à pH basique, à
richesse variable en nitrates, en orthophosphates et en ammonium.
Il existe des variantes des habitats en fonction du type du cours
d’eau, à son hydrodynamisme, à la trophie des
eaux et à l’éclairement. Dans ces rivières
crayeuses, des incrustations calcaires, ou concrétionnement,
contribuent au colmatage des fonds.
On y trouve des groupements à Fausse renoncule flottante,
Renoncules aquatique, lâche et divariquée. La végétation
est dominée par des phanérogames, avec assez peu de
développement de bryophytes. Ces groupements sont souvent
très recouvrants. Des différences de végétalisation
selon les faciès d’écoulement sont d’ailleurs
assez visibles. Deux physionomies assez différentes correspondent
à la dominance de la Berle ou des Renoncules et des Potamots.
Ce sont des zones préférentielles de reproduction
de la truite fario, et dans les milieux un peu plus importants,
de la truite de mer ou du Saumon atlantique.
Normalement, l’habitat est assez stable en variations inter
annuelles, lorsque l’alimentation phréatique est
régulière ou lorsque l’habitat correspond
au cours d’eau principal, ou y est régulièrement
relié. Il est en effet régulé par le cycle
hydrologique annuel. Le cycle saisonnier est très marqué,
déterminé par celui des Renoncules.
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| Espèces indicatrices du type d’habitat |
 Berle dressée sp. |
 Callitriche spp. |
 Fausse renoncule flottante |
 Potamot spp. |
 Renoncule aquatique |
 Renoncule flottante |
 Renoncule lâche |
 Renoncule spp. |
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Menaces potentielles
Les menaces semblent assez importantes, bien que ces végétations
aient une forte stabilité interne (notamment par rapport
aux nitrates).
Entretien physique du milieu
- Le nettoyage des berges, éclairant le lit, peut favoriser
des proliférations de renoncules.
- Le curage crée une ouverture dans le tapis végétal,
reprend des sédiments et le phosphore qu’ils contiennent.
Cela se traduit par une prolifération algale, puis une
recolonisation parfois rapide et proliférante de renoncules.
- Le faucardage entraîne des alternances de réduction
drastique des recouvrements, des proliférations algales,
une recolonisation végétale. Réalisé
au printemps, le faucardage relance la croissance des Renoncules.
- De fortes sédimentations, dues aux érosions de
berges ou aux ruissellements sur les versants défavoriseraient
ces communautés.
- L’aménagement physique du lit (canalisation), ne
permettant plus une épuration des eaux au travers de la
nappe alluviale, est un facteur de régression de l’habitat.
Modifications hydrauliques
- Les barrages altèrent les conditions d’écoulement
en créant des retenues d’où disparaîtront
les espèces rhéophiles. Par ailleurs, en écrêtant
les crues, ils limitent leurs effets abrasifs et peuvent ainsi
favoriser des proliférations végétales d’espèces
opportunistes.
- Les ruptures de débit dues à des excès
de pompage constituent une menace importante.
Altérations de la qualité de l’eau
- L’eutrophisation, et notamment l’enrichissement
en orthophosphates, est le risque majeur de régression
de ces communautés, avec une élimination notamment
des Renoncules aquatiques, et le remplacement par des espèces
plus tolérantes. Cette eutrophisation peut être imputable
non seulement à l’agriculture intensive, mais aussi
aux rejets domestiques, aux piscicultures, aux débordements
des cours d’eau principaux, plus eutrophes. Il y a possibilité
de réversibilité pour retrouver les groupements
mésotrophes ou méso-eutrophes, lorsqu’il y
a amélioration de la qualité de l’eau par
traitement des rejets ponctuels ou par décapage des sédiments
eutrophes.
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Principes généraux d’entretien
de ces milieux
- Veiller à une gestion qualitative et quantitative de l’eau
sur les bassins versants.
- Éviter l’érosion des berges et des versants.
- Localement, restaurer les berges et les stabiliser
- Assurer un débit minimal pour restaurer le courant nécessaire
à ces communautés rhéophiles si nécessaire,
restaurer l’écoulement et dégager les embâcles
en densité excessive ;
- Assurer un entretien minimal du cours d’eau, avec un éclairement
suffisant, mais réguler la lumière par boisement des
berges.
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Répartition géographique
Tous les massifs calcaires, marneux ou crayeux.
Cet habitat existe
sous une forme appauvrie essentiellement développée
sur radiers et zones courantes dans certains cours d’eau marneux
ou argileux.
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